Richard Duquette
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J'espère que tu vas bien 2 Un film de David la haye
Comédie dramatique sur l'amitié et l'amour perdu. Un long métrage indépendant autofinancé, tourné en un seul plan-séquence et improvisé par cinq excellents acteurs. Le tournage, dans les rues de Montréal, se déroula en une seule journée, sans répétition et sans deuxième prise.
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J’espère que tu vas bien 2 Un film de David la haye

About This Project

Comédie dramatique sur l’amitié et l’amour perdu. Un long métrage indépendant autofinancé, tourné en un seul plan-séquence et improvisé par cinq excellents acteurs. Le tournage, dans les rues de Montréal, se déroula en une seule journée, sans répétition et sans deuxième prise.

1 Journée | 1 long-métrage | 1 plan séquence

Travailler à la production d’un film est toujours une expérience très enrichissante.  Dans le cadre de ce film, l’expérience fut plus qu’enrichissante, nous travaillions vraiment sans filet.  Un plan-séquence de 87 minutes, action réaction.

 

Mon rôle, contrôler la lumière et m’assurer du bon fonctionnement et des configurations de la caméra.  Tout au long du tournage je devais prendre en temps réel, les mesures de lumière et les transmettre au 1er assistant caméra, pas question d’utiliser les fonctions automatiques de la caméra !  Chaque moment devenait un défi. M’assurer de la bonne exposition des comédiens, me préparer pour les différents endroits à venir, tenir en compte de l’arrivée probable des nuages et par-dessus tout, ne pas se faire voir dans le cadre.

Les comédiens
« J’ESPÈRE QUE TU VAS BIEN 2 », UN LONG-MÉTRAGE AVEC MARIE-CHANTAL PERRON, SYLVIE MOREAU, RICHARD ROBITAILLE,
HUGO ST-CYR ET DAVID LA HAYE

Le jour de Pâques du mois d’avril 2012, David La Haye, Marie-Chantal Perron et le réalisateur Jay Tremblay se sont lancés dans une aventure cinématographique sans précédent; improviser un film en un seul plan-séquence de 87 minutes. Ce tour de force a donné un long métrage unique en son genre. Abordant l’amitié, l’amour et la vie en général, les deux personnages principaux, qui ne se s’étaient pas vus depuis 10 ans, vivaient un grand moment de retrouvailles. Cette rencontre ludique, drôle et intense, se déroulait en pleine zone urbaine, au beau milieu des citadins de Montréal.

Aucun scénario n’avait été écrit, planifié ou prévu au préalable. Seuls quelques grandes lignes et un trajet prédéterminé servaient à construire le film « J’espère que tu vas bien ». Malgré que ce projet était avant tout un essai, une exploration, un laboratoire cinématographique, nous avons reçu un accueil très favorable des médias et du milieu en général, et le cinéma Excentris a présenté le film sur ses écrans. Les critiques étaient pour la plupart très positives (La Presse, Voir, Le JDM, ARTV, etc.). De plus, le film a joué dans plusieurs festivals et ciné-clubs un peu partout, jusqu’aux Rendez-vous du cinéma québécois en février 2013.

Il va sans dire que la suite « J’espère que tu vas bien 2 », saura profiter de notre expérience et expertise de l’an dernier, pour aller encore beaucoup plus loin, tant d’un point de vue technique que cinématographique. Le film devrait circuler largement dans les festivals, dans quelques salles commerciales et en DVD. Les médias seront aussi assurément au rendez-vous grâce à notre distribution de premier plan et au défi évident que ce projet représente.

En résumé, ce que nous vous proposons est un long métrage indépendant autofinancé, tourné en un seul plan-séquence et improvisé par d’excellents acteurs. Le tournage, qui aura lieu en juin dans les rues de Montréal, se déroulera en une seule journée, sans répétition et sans deuxième prise. Il sera prêt pour la saison des festivals qui commence à la fin août. 

Ce film ne sera cependant réalisable que grâce à cette campagne de sociofinancement (crowdfunding), car nous ne comptons pas sur le financement public pour le produire (Téquila, Heineken, pas le temps de niaiser!). Il s’agit d’une production unique en son genre, et toute l’équipe est très fière d’y participer avec passion. C’est ce qu’on appelle dans le jargon un « labor of love ». « J’espère que tu vas bien 2 » représente un peu la nouvelle réalité du cinéma québécois indépendant. Il est en effet devenu très difficile de trouver du financement public rapidement et plusieurs producteurs et cinéastes essaient de trouver des alternatives à cet état de fait. Si nous voulons tourner des films et les offrir aux spectateurs dans des délais courts, il faut trouver des méthodes de financement complémentaires aux méthodes traditionnelles. Voilà pourquoi nous faisons appel à votre générosité aujourd’hui.

Le financement servira simplement à payer les comédiens (cachet minimum prévu par l’Union des Artistes), la location d’équipements et l’équipe technique. Également, même si le film ne nécessite pas de montage comme tel, il y aura la musique originale, la colorisation, le mixage et le graphisme à créer en postproduction.

Réaliser un film drôle, ludique et touchant, avec des comédiens de talent, pour seulement 10 000 dollars? … Voilà notre objectif.

Merci infiniment à vous tous et toutes de nous appuyer dans cette folle entreprise!

Merci de devenir des « producteurs/trices honorifiques » au générique, à nos côtés.

Love,

Aviva

P.-S. : VOICI LES CRITIQUES DE « J’ESPÈRE QUE TU VAS BIEN 1 »

« Un exercice de style unique, touchant et humoristique à la fois »
— Laurence Trepanier, Radio-Canada

« J’espère que tu vas bien, film indépendant, est plus divertissant et surprenant que certains navets subventionnés par nos institutions. »
— André Duchesne, La Presse

« L’improvisation laisse toute la place aux acteurs pour démontrer leur talent indéniable, qui ont réussi à faire une œuvre audacieuse, émouvante et drôle. »
— Sandra Godin, Journal de Montréal

« La complicité des acteurs est si palpable que l’on aurait envie de les suivre longtemps dans les rues de Montréal … M-C Perron, pétulante … D. La Haye, émouvant. »
— Manon Dumais, Voir

« Aussi intéressant que touchant »
— François Lévesque, Le Devoir

« Un bel essai concluant. En espérant d’autres expériences à venir. »
— Minou Petrowski

haricot.ca

Publié le 20 mars 2014 à 23h00

J’espère que tu vas bien 2 : un résultat étonnant

André 
André Duchesne

Dans ce J’espère que tu vas bien 2, David La Haye et ses amis comédiens et techniciens ont eu l’audace de se mettre en danger pour nous, spectateurs. À notre tour, aurons-nous l’audace de nous mettre en danger pour eux? La réponse devrait être oui.

Parce que ce deuxième opus de J’espère que tu vas bien, film de 91 minutes tourné dans un seul plan-séquence où domine l’improvisation, est d’une fraîcheur et d’une spontanéité étonnantes.

Qu’on nous comprenne bien. L’objet n’est pas un grand film. Il ne cherche pas à l’être, ayant à composer avec des balises très serrées. Mais pour l’impro, le travail d’acteur et même la trame narrative, l’oeuvre n’a pas à rougir.

Le film s’amorce là où le premier s’est arrêté, au pied du monument dédié à George-Étienne Cartier. Minou (Marie-Chantal Perron) retrouve Dave (David La Haye) qui fait les poubelles à la recherche de quelques bouteilles vides lui permettant de financer la date qu’il a ce soir-là avec Jacynthe, une schizophrène de Victoriaville. Avec l’aide de Sylvie (Sylvie Moreau), Minou tente de porter aide à Dave. Mais Minou, la générosité même, prend tout sur ses épaules. «Arrête d’entrer dans le désespoir des autres», la sermonne Sylvie.

Au fil d’une marche qui les conduira à l’appartement de Minou, le trio devise sur l’amitié, l’entraide, l’amour. Attention, ça parle de cul et ça blasphème en masse! Mais ailleurs, les bonnes idées foisonnent. Comme cette traversée périlleuse et métaphorique de Dave sous l’échafaud. Ou ces échanges sur le monde artistique. Ici vérité et fiction se superposent.

Comédie dramatique dans ses premiers deux tiers, le film bascule toutefois dans un drame beaucoup plus lourd lorsque le trio arrive à l’appartement où Richard (Richard Robitaille), amant de Minou, l’attend avec son ami Hugo (Hugo St-Cyr) rescapé de l’enfer. La rupture de ton est tellement brutale qu’on en perd ses esprits.

Autre couac, on croit plus ou moins à la blessure de Minou. Il était pour le moins difficile, dans un seul plan-séquence, de mimer une foulure et un déplacement en béquilles avec la même constance.

Qu’importe! Beaucoup moins bancal que le premier film, plus dramatique et nettement plus serré dans ses dialogues, J’espère que tu vas bien 2 est un essai qui nous a fait passer un bon moment.

* * *

J’espère que tu vas bien 2. Comédie dramatique de David La Haye. Avec David La Haye, Marie-Chantal Perron, Sylvie Moreau, Hugo St-Cyr et Richard Robitaille. 1h31.

David La Haye / J’espère que tu vas bien 2Le déclin de l’empire québécois

20 MARS 2014

par PHILIPPE COUTURE

Le déclin de l’empire québécoisDavid La Haye: «Je crois aux possibilités du sociofinancement pour financer des films à petit budget. Je pense d’ailleurs qu’il faut arrêter d’avoir peur du financement privé.»

David La Haye persiste et signe. Convaincu que le cinéma n’est pas qu’une affaire de gros sous, il propose un deuxième film à petit budget, J’espère que tu vas bien 2, tourné en une journée avec des acteurs improvisateurs.

Pour David La HayeJ’espère que tu vas bien 2 est le deuxième morceau d’une série avec laquelle il compte bien montrer qu’un autre type de cinéma est possible et que la dépendance aux subventions est un leurre. Financé par quelques commanditaires mais surtout par des contributions recueillies par sociofinancement (10 000$ en neuf jours), le long métrage a été réalisé en toute simplicité.

«Je crois aux possibilités du sociofinancement pour financer des films à petit budget, dit-il. Je pense d’ailleurs qu’il faut arrêter d’avoir peur du financement privé. Je crois aux commandites et aux partenariats, et je pense qu’en accompagnant ça de sociofinancement par des particuliers, il y a une voie d’avenir.»

J’espère que tu vas bien 2, c’est la suite logique du premier film: un long métrage sur l’amitié, sur la tyrannie du paraître et sur la déroute d’une génération, lesquelles sont emblématiques du Québec en déclin. C’est un film aux dialogues improvisés à partir d’un canevas, qui a été tourné en une seule journée, en un long plan-séquence. Une expérience sans filet pour les acteurs comme pour l’équipe technique. Ça vient avec les qualités de ses défauts: un réalisme saisissant et parfois déconcertant, mais des dialogues souvent pauvres; une authenticité certaine et une belle frontalité, mais à quelques égards un manque de complexité psychologique.

«C’est un film sur un monde d’images et de paraître dans lequel on finit par perdre contact avec sa nature propre, explique David La Haye, mais aussi un film sur le vieillissement qui fait flétrir cette image patiemment construite de nous-mêmes, entraînant un lot de nouvelles angoisses.»

Marie-Chantal Perron, David La Haye et Sylvie Moreau, jouant des versions plus ou moins romancées d’eux-mêmes, marchent sur l’avenue du Parc par un après-midi venteux en direction de l’appartement de Marie-Chantal, où ils retrouveront Richard Robitaille et Hugo St-Cyr dans un état lamentable, semi-dévêtus et complètement défoncés. S’y jouera alors un drame conjugal duquel tout le monde se mêle un peu, dans un étrange paroxysme où se mêlent les cris et les vapeurs toxiques. Moreau et Perron jouent les actrices vieillissantes, inquiètes des traces de sémescence sur leurs corps. David La Haye est le comédien déchu qui s’est retrouvé à la rue après des épisodes de schizophrénie et d’hyper-anxiété, «délaissé par la société à cause de sa pensée hors cadre». Les deux autres ne sont guère mieux et «représentent tout ce que les émissions de télé ne vous montrent pas de la vie des acteurs»: alcoolisme, dépression, pauvreté, toxicomanie et désespoir. Pas nécessairement dans cet ordre.

«La ville est le sixième personnage, dit David La Haye. Montréal est une ville qui vieillit mal, qui pâlit, qui perd de sa lueur dans ce film où les personnages marchent constamment sur des nids-de-poule. Le Québec est victime de son immobilisme. Le dépérissement de ces personnages est pour moi une conséquence directe de cette société déglinguée dans laquelle nous vivons.»

La production

J’espère que tu vas bien 2
87 minutes

Année de production : 2013
filmé à : Montreal
Compagnie de production :  Aviva Communications

 

Producteur : David La Haye
Réalisateurs : David La Haye
Scénaristes : David LA Haye

DIT (Technicien en images digitales)

Mon rôle, contrôler la lumière et m’assurer du bon fonctionnement et des configurations de la caméra. Tout au long du tournage je devais prendre en temps réel, les mesures de lumière et les transmettre au 1er assistant caméra, pas question d’utiliser les fonctions automatiques de la caméra ! Chaque moment devenait un défi. M’assurer de la bonne exposition des comédiens, me préparer pour les différents endroits à venir, tenir en compte de l’arrivée probable des nuages et par-dessus tout, ne pas se faire voir dans le cadre.

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